Photographie imprimée sur soie, frêne, pigments purs, polyester.
Cette série réunit trois œuvres distinctes, La porte violette, La porte rose et La porte bleue, qui peuvent fonctionner seule ou comme un ensemble.
Des arches en frêne, peintes à la main, reprennent la forme des portes issues de mon enfance — des seuils familiers, liés aux lieux où mon imagination et mon intériorité se sont construites. Elles ouvrent l’espace autant qu’elles le structurent.
Les images de ciels, imprimées sur soie, y prennent place de manière vivante. Drapées, tendues ou simplement posées, elles explorent les différentes manières dont le textile peut habiter une forme. Entre tension et relâchement, elles dessinent des pleins et des vides, des apparitions et des retraits. Elles déplacent les notions de châssis et de toile : le cadre s’autonomise, s’élargit, devient espace.
Chaque pièce fonctionne comme une variation, mais leur coexistence compose un paysage. Un espace traversé par la lumière, où l’image devient matière et où l’éphémère prend forme.